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Dossier de presse 130e
anniversaire du voyage de R.L. Stevenson en Cévennes

 

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Robert-Louis Stevenson
(1850 – 1894) 

 


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sa vie, son œuvre

Robert-Louis Stevenson, écossais de talent, naît à Edimbourg le 13 novembre 1850 dans une famille presbytérienne strictement attachée à son terroir et où, par tradition, on est ingénieur et ministre du culte.
Après des études d’ingénieur puis de droit, il se consacre à la littérature et publie, dès 1875, plusieurs essais et notamment un « Appel au Clergé de l’Eglise d’Ecosse ».
De santé fragile, le jeune R.L. Stevenson passe une partie de sa courte existence à rechercher, d’un sanatorium à l’autre, le climat qui doit ralentir les progrès de la tuberculose dont il est atteint. Fuyant les brouillards de l’Ecosse et la rigueur presbytérienne de sa famille, il va se soigner en France où il fait de fréquents séjours et se lie aux artistes « bohèmes » de l’école de Barbizon.

Deux de ses voyages en France inspireront des récits. En 1878 il publiera Voyage en canoë sur l’Escaut, la Sambre et l’Oise relatant son périple réalisé en 1876 dans le nord de la France et en 1879, il publiera Voyage avec un âne dans les Cévennes, un journal de route retraçant les 12 jours et 220 km à pied, du Monastier sur Gazeille à Saint du Gard en compagnie de l’ânesse Modestine. Lorsqu’il entreprit cette aventure, son objectif était double : oublier son chagrin d’amour, la belle américaine Fanny Osbourne, rencontrée dans une auberge fréquentée par les artistes à Moret-Sur-Loing, et aller à la rencontre du pays des Camisards.

En 1879, il fait son premier voyage aux Etats-Unis dans des conditions souvent dramatiques pour retrouver Mrs Osbourne dont il est éperdument amoureux.
Ayant obtenu le divorce de son premier mari américain en mai 1880, Fanny Osbourne deviendra sa femme mais aussi le meilleur critique de son œuvre.
De nombreux séjours en France se succèdent.

Par une étrange contradiction, commune à tous les phtisiques, au fur et à mesure que son corps est atteint, l’esprit de Stevenson devient plus alerte et son imagination plus vive.
En 1881, il publie « Virginibus Puerisque », en 1882, « Essais familiers sur les Hommes et les Livres » et « Nouvelles Mille et Une Nuits ».
« L’île aux trésors », écrit en 1883, le rend célèbre dans tout le monde anglo-saxon, notamment auprès de la jeunesse.

Malgré la phtisie qui le ronge, il retourne en Angleterre et écrit énormément.
Pendant les trois jours d’une crise aiguë d’hémoptysie, il écrit une première version du Dr Jekyll et Mr. Hyde, version qu’il déchire sur les conseils de sa femme pour en écrire une autre, de nouveau en trois jours.
Dix semaines plus tard, en 1885,« Le cas étrange de Dr Jekyll et de Mr Hyde » est publié, consacrant définitivement le succès de Stevenson auprès des adultes. La même année paraissent « Enlevé », «  La Flèche Noire ». En 1887, « Les Gais Lurons » et « Underwoods ».

Après le décès de son père, il décide de partir pour les Etats-Unis avec sa famille.
Il y reçoit un accueil triomphal et passe l’hiver dans une maison isolée à la frontière canadienne.
La maladie de Stevenson s’aggravant, en 1888, il embarque avec sa famille pour la Polynésie. Le voyage, à bord de leur yacht « Casco », dure dix-huit mois pendant lesquels ils visitent les Iles Marquises, Tuamotou, Tahiti, Hawaii, Samoa.
C’est à Vailéma, dans l’archipel de Samoa, qu’il rédige ses derniers chefs-d’œuvre : « Le Maître de Ballantrae », «  La Fausse Caisse ou les Morts vivants », « Le Naufrageur ». Il y écrit également « Dans les mers du Sud » (posthume, 1896) et « Le Barrage de l’Hermiston » (qu’il ne put achever) au milieu d’un peuple dont il a su se faire aimer et qui lui fit d’émouvantes funérailles.
Le 3 décembre 1894, il meurt à Vailéma d’une crise d’apoplexie.

Son voyage dans les Cévennes.

Nous sommes en 1878. Fanny Osbourne, la belle américaine dont Robert Louis Stevenson est tombé amoureux lors d’un séjour à Barbizon est repartie pour la Californie laissant seul le jeune écossais de 26 ans. Malade et quelque peu déprimé par cet amour impossible, la dame étant mariée à un riche américain, Robert Louis Stevenson a besoin de se retrouver. La marche reste pour lui le seul moyen de réfléchir et d’atténuer les effets de phtisie dont il est atteint depuis l’enfance.
Deux autres raisons le poussent à partir en direction des Cévennes, la première étant de faire quelques économies tout en rédigeant un prochain ouvrage et la seconde étant de partir à la rencontre du pays des Camisards dont l’histoire fait écho à celle des Covenanters et à l’éducation protestante de Stevenson.
C’est ainsi que l’écrivain se retrouve au Monastier sur Gazeille, une petite ville du Velay où il passe environ un mois avant de s’élancer vers le sud en direction des Cévennes.
Après une minutieuse préparation et le rassemblement d’objets aussi divers que variés, inutiles ou encombrants pour une telle expédition, Robert Louis Stevenson fait l’acquisition d’une ânesse qu’il nomme rapidement Modestine et s’élance sur le chemin le 22 septembre 1878 à 9 h du matin.
12 jours de marche, de réflexions, de rencontres, d’écrits et de cohabitation avec Modestine le mèneront à Saint Jean du Gard où il prend une diligence pour rejoindre Alès (autrefois Alais).
Un an plus tard, Robert Louis Stevenson publiera le journal de route de ce périple singulier « Voyage avec un âne dans les Cévennes » et, son amour pour Fanny ne s’étant pas étiolé, partira pour l’Amérique à la recherche de sa belle, qui divorcera de son premier mari. Stevenson et Fanny ne se quitteront plus. Ils voyageront ensemble de part le monde et finiront leur vie aux îles Samoa.

Dessin de RL Stevenson par A. Maulharac (Club Cevenol)

Dessin A. Maulharac, 1901.
1ère édition publiée par le Club Cévenol.


Dessin de RL Stevenson par Fanny Osbourne.

Dessin de Robert Louis Stevenson par Fanny Osbourne.

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